Inciser, réparer. Recherche-création sur le geste d’entaille et la représentation du corps ouvert entre arts et sciences médicales
Soutenance de thèse
14/10/2026
14h00,
Lieu : UFR Sciences du Langage, de l'Homme et de la Société 32 rue Mégevand 25000 Besançon
Salle : Salon Préclin

Description
Doctorat de Théâtre et Arts de la Scène
Membres du jury :
Mme Aurore DESPRÉS, Maîtresse de conférences Université Marie et Louis Pasteur Directrice de thèse
M. Laurent DEVÈZE, Professeur agrégé X Co-encadrant de thèse
Pauline CHEVALIER, Professeure des universités Université de Tours Rapporteure
Ophélie NAESSENS, Maîtresse de conférences Université de Lorraine Rapporteure
Roland HUESCA, Professeur émérite Université de Lorraine Examinateur
Barbara FORMIS, Professeure des universités Université Paris 2 Panthéon-Sorbonne Examinatrice
Eric DELABROUSSE, Professeur des universités - praticien hospitalier Centre Hospitalier Universitaire Jean Minjoz de Besançon, Examinateur
La question du vivant est un réel souci dans ma pratique et recherche artistique ; elle suscite des problèmes
paradigmatiques dans l’écriture, et des paradoxes dans la plupart de mes travaux. Peut-on prétendre « donner
vie » en produisant des objets inertes relevant des arts visuels ? Puis-je mettre en lien le domaine de la
pratique plastique avec celui des sciences du vivant, sans aplatir leurs différences fondamentales dont la
confrontation est nécessaire à leur richesse mutuelle et collective ? Ces questions autour du vivant, et en
l’occurrence, autour de la corporéité et de ses définitions, appelaient un élément à l’historicité
transdisciplinaire ; un geste aussi caractéristique des pratiques artistiques que des sciences du vivant (en
particulier de la médecine), permettant d’étudier et de définir, à partir de ma pratique et pour elle, ce qu’est un
corps vivant. C’est le geste d’entaille que j’ai choisi d’étudier. Partant de l'étude de son iconographie, en
particulier celle du corps anatomisé entre le XVIe et le XIXe siècle, on pourra constater et critiquer certaines de
ses représentations qui en font, vis-à-vis du corps, un geste profondément binarisant ; on proposera de lui
substituer un rôle fondamental dans la conception d'un corps qui, au contraire, s'inscrit dans le flux des
matériaux du vivant. C'est aussi la confrontation de l'entaille avec un état particulier de la matière, le mou, qui
sera explorée ; comment l'un avec (et envers) l'autre, façonnent-ils non seulement l'esthétique particulière de
mes pratiques mais aussi la méthodologie de cette recherche-création ? Enfin la thèse envisagera la manière
dont ce geste devient un geste de réparation et de transformation, partie intégrante d'un corps qui n'est pas
état ou forme, mais processus vivant.
Contact
Aurore Després (Pôle AL - ELLIADD UR 4661) : aurore.despres@free.fr

